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Chronique – Les Chroniques de San Francisco – Lauren Morelli

Créateur : Lauren Morelli

Acteurs :  Laura Linney, Ellen Page, Paul Gross
Date de diffusion : 2019 (saison 4)
Nombre d’épisodes : 10 (saison 4)
Durée : 60 min
Résumé : Mary Ann est de retour à San Francisco où elle retrouve sa fille Shawna et son ex-mari Brian, 20 ans après les avoir quittés pour poursuivre sa carrière. Fuyant la crise de la quarantaine provoquée par sa vie bien rangée dans le Connecticut, Mary Ann retourne auprès de la famille qu’elle s’est choisie constituée d’Anna Madrigal et des résidents du 28 Barbara Lane. (source)

Bande-annonce (VF)
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Mon avis : Comme d’habitude, Netflix est mon ami ! Je l’ai vu, j’ai cliqué, voilà. Et puis, ceux qui me connaissent savent que j’aime ces questions LGBT. C’était parfait !
Comme le dit le résumé, on arrive au 28 Barbery Lane en même temps que Mary Ann. Ne connaissant pas du tout la suite de livres d’Armistead Maupin dont cette série est une sorte d’adaptation, j’ai complètement découvert l’univers. Le premier épisode est franchement bien fait : on apprend à découvrir les personnages, les tensions entre eux, leurs caractères, les problèmes qui les touchent. Il y a au final pas mal de personnages qui gravitent autour d’Anna Madrigal, la propriétaire de cette maison, qui sont tous différents : âge, origine ethnique, sexualité, genre… J’ai adoré les connaître et je trouve qu’on ressent beaucoup d’empathie pour eux.
Cette série est drôle, et foncièrement humaine. Ces personnages, on les comprend, on vit avec eux, on voit leur problème. Par exemple, Michael Tolliver est un rescapé du SIDA, cela lui a laissé des marques qui ont un impact sur sa vie amoureuse avec Ben, son jeune petit ami. Il y a évidemment Shawna, dont la mère Mary-Ann a quitté la maison et son mari il y a vingt ans et qui revient dans leur vie, Bryan, le mari en question qui n’a jamais réussi à rebondir de cette rupture, et leurs relation à trois très fragile. Et puis mon coup de coeur va à Jake, un garçon transgenre qui vient de terminer sa transition et qui ne sait plus trop où vont ses préférences sexuelles : est-il homosexuel ? Dans ce cas, que fait-il de sa petite amie Margot, qu’il adore ? Margot aussi se pose des questions : elle est lesbienne, elle s’assume en tant que lesbienne et son rêve est de fonder une famille. Avec une femme.
Point de vue du rythme, je l’ai trouvé super intéressant. Le fil rouge, ténu au départ, est Anna Madrigal et si au départ on part un peu dans les problèmes de chaque personnages, on revient à Anna à la fin. J’ai trouvé cela très astucieux, car le premier épisode s’ouvre avec l’anniversaire de la vieille dame, et on termine par revenir à elle.
J’aime aussi les scènes sexuelles, parfois assez crues, qui montrent autre chose qu’un amour bien hétérosexuel, monogame et dans la vingtaine, au pire trentaine glorieuse. Il y a des scènes d’amour entre hommes, des scènes d’amour entre femmes, des scènes d’amour entre homme, femme et femme, des scènes d’amour entre jeunes et moins jeunes… Bref, on s’ouvre à toutes les formes d’amour. Et c’est ça, le message profond de cette série.
J’adore aussi comment le thème de la famille est abordé. Home is a feeling, qu’on lit sur l’affiche, résume parfaitement ça : c’est se sentir en sécurité, se sentir aimé, au milieu des êtres qu’on a choisis.
Un vrai coup de coeur pour cette série bien feel-good avec de beaux messages.

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