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Chronique – Tous nos contretemps – Elan Mastai

Auteur : Elan Mastai
Editeur : Bragelonne
Collection : Science-fiction
Parution : 20 septembre 2017
Pages : 399 (epub)
Résumé de l’éditeur : Dans le monde de Tom Barren la technologie a mis fin aux maux de l’humanité : il n’y a plus ni guerre, ni pauvreté et les avocats sont toujours mûrs à point. Mais Tom n’est pas heureux. Il a perdu la fille de ses rêves. Et que fait-on quand on a le cœur brisé et qu’on dispose d’une machine à voyager dans le temps ? Une connerie monumentale. Tom est désormais piégé dans un monde terrifiant… qui n’est autre que notre époque, et cherche désespérément à réparer son erreur et à rentrer chez lui. Jusqu’à ce qu’il découvre les autres versions de sa famille, de sa carrière et de la femme de sa vie, qui se révèlent plus plaisantes. Terrible dilemme : Tom doit-il revenir à son existence parfaite mais solitaire, ou bien rester dans notre réalité chaotique auprès de son âme sœur ?
 
Mon avis : Une découverte Netgallery, et je remercie les éditions Bragelonne de m’avoir permise de lire ce livre en avant-première !
Ce roman atypique nous fait connaître Tom Barren, personnage principal et narrateur. Il raconte dans un premier temps son monde rendu parfait par l’invention d’une machine, le Moteur de Gottreider, qui permet de récupérer l’énergie provoquée par les mouvements de rotation de la Terre. Cette énergie est propre et puissante, et a permis à la technologie de s’imposer et de donner une réalité complètement différente de la notre. Tout est parfait. Personne n’a besoin de se soucier de comment s’habiller : une machine le fait à votre place. Tout est automatisé. Le plus grand défi de l’humanité dans cette année 2016 alternative est celle-ci : remonter le temps. C’est le projet du père de Tom, Victor, un scientifique aussi génial que son fils est décevant et banal.
Pleine d’inventivité, cette histoire nous replonge dans l’esprit de la science-fiction des années 1960, avec une technologie triomphante qui permettra de mettre un terme aux souffrances du monde. L’auteur d’ailleurs avoue même s’en être inspiré et c’est très perceptible dans le décor, fourmillant de détails techniques qui parfois sont assez lourds et compliqués à suivre. Heureusement que le narrateur est un être plutôt banal, puisque sa propre ignorance permet de couper court à des explications qui peuvent prendre en longueur. Ce narrateur est très proche de nous, dabord par l’utilisation de la première personne : il est le modèle de l’anti-héros et il nous prend régulièrement à part pour nous expliquer des choses, notamment au début. D’ailleurs, le début de l’histoire est très long : il s’agit du « passé », du 2016 de Tom avant l’accident, et même s’il est essentiel pour comprendre le personnage et son acte sans retour, je l’ai trouvé très, très long.
Un changement de temps nous permet de passer au « présent », de notre 2016. On passe ainsi du passé au présent, ce que j’ai trouvé très intelligent. Même si parfois les dialogues manquent de naturel, j’ai trouvé cette partie bien plus intéressante, car elle porte davantage de questions et pousse Tom à faire des choix au lieu de suivre tranquillement le court de sa vie.
Le style est plein de petites notes d’humour qui allègent le récit. Ce roman constitue une très bonne réflexion sur le monde avec la technologies, ses impacts sur notre quotidien, ses conséquences sur le marché du travail… Et plus largement, l’auteur nous montre que l’on n’a pas besoin de vivre dans un monde parfait pour trouver le bonheur.

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