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Écriture – Les Quatre Terres : Mala, ou comment fragiliser un personnage trop lisse

Et je continue de vous présenter mes personnages ! La seconde sur la liste : ma douce Mala.

Si Peon ne constituait pas un défi majeur pour moi, Mala par contre en est un. Déjà, c’est une fille : j’ai beaucoup plus de mal à maîtriser les personnages féminins. Ensuite, elle est l’inverse complet de Peon : là où Peon va surréagir, elle va se calmer et réfléchir, là où il va se renfermer, elle va s’ouvrir. Je n’ai pas du tout l’habitude d’avoir des personnages comme ceci, alors c’est dur de me mettre à sa place pour écrire. Son point de vue est l’un des plus durs à adopter.

En même temps je l’ai bien cherché. Elle est issue des Alayis (rappel des les cultures et sociétés nécessaire ?) qui est un peuple très, très calme. Ils vivent en communauté et les tensions sont peu nombreuses, puisqu’ils les règlent à l’amiable. Ensuite, une de leurs habitudes est de méditer. Ça aide à rester zen. Mala a donc pour habitude de prendre de la hauteur pour réfléchir aux causes et aux conséquences d’un problème, et non pas de foncer tête baissée comme Peon. Elle est donc légèrement plus mature. En soit, elle ne comportait pas de faiblesse et n’avait pas un énorme potentiel à drama, et j’avoue que j’avais peur de m’ennuyer avec elle. D’en faire une Mary-Sue. C’est d’ailleurs ma plus grande frayeur avec elle, et il faut absolument que mes alpha-lecteurs me le disent !

Il fallait donc que je trouve une faille à exploiter. Cette faille justement, c’est aussi ce qui fait sa force : cette éducation. Elle a grandi dans un milieu où l’entraide est de mise, où l’on partage absolument tout avec sa communauté, où la confiance se donne avec une facilité déconcertante. Ce qui est donc intéressant avec Mala, c’est de lui faire affronter le monde, en-dehors de sa communauté qui l’a surprotégée. De la mettre face à des choses dures, d’en attendre des réactions peut-être violentes car non-prévues. De lui faire remettre en cause cette vie qui ne l’a pas préparée au dehors. Bref, en somme, de la faire grandir.

Car si au premier regard, son calme et son optimiste pouvait être pris pour des preuves de sa maturité, si on inverse les choses, il n’en est rien. Ils sont en fait l’héritage d’un cocon communautaire qui l’a empêchée de s’ouvrir au monde. Et en ce sens, Mala devient pour moi un personnage beaucoup plus intéressant à exploiter, car elle va devoir affronter des problèmes auxquels elle n’était pas préparée et remettre en cause ses traditions – ou s’y accrocher.

Et vous ? Vous avez des personnages qu’il a fallut repenser ?

La suite la semaine prochaine avec Danaël !

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